05/10/2012

Articles sur la mobilité dans la nouvelle constitution : un pas dans la bonne direction

L'Association transports et environnement (ATE) s'est dite à plusieurs reprises satisfaite de l'amélioration représentée par le contenu des articles sur la mobilité par rapport au texte actuel. Le bilan global est positif, même si certaines notions souhaitées par l'ATE n'ont pas été reprises. La priorité aux transports publics et à la mobilité douce qui figurait dans l'avant-projet reflétait une vision particulièrement innovante pour la mobilité.


Dans les principes, la politique de la mobilité est élaborée par l'Etat en coordonnant divers aspects (aménagement, protection de l'environnement, circulation). Nous sommes satisfaits de cette vision globale ainsi que de l'ajout de la politique de l’énergie qui figurait dans la prise de position de l’ATE du 18 février 2010, remise à la Commission n°5.

Autre élément positif, le développement conjoint du réseau et de l'offre de transports publics au niveau de l'agglomération est une condition indispensable à une croissance harmonieuse de l'agglomération. Dans la même idée de globalité, l'article sur les infrastructures (192) prévoit que le canton planifie le développement de l'agglomération à long terme que les voies de communication, infrastructures de transports publics et de mobilité douce accompagnent les projets de constructions (logement, emploi, loisirs). L'ATE ne peut que se féliciter du contenu de cet article, issu presque tel quel de sa proposition collective de 2010.

Enfin, la mention de l'encouragement de la mobilité douce est à saluer (art. 190), même si nous regrettons que la priorité aux transports publics et à la mobilité douce qui figurait dans l'avant-projet n'ait pas été retenue. Seul point réellement négatif, le maintien de l'alinéa sur le libre choix du moyen de transport, au caractère purement idéologique. L’expérience a en effet montré qu’il était généralement plutôt interprété comme la liberté de se déplacer en voiture. On peut cela dit aussi bien argumenter sur la liberté de choix du cycliste ou du piéton, qui est loin d’être respectée dans bien des zones du canton.

L'ATE ne se prononçant pas sur l'ensemble sur texte, pour les thématiques autres que la mobilité, nous vous proposons de vous référer au site de la FAGE (Fédération des associations genevoises) où vous trouverez le texte analysé article par article par les associations spécialisées ou l'analyse de chacune d'entre elles: www.associationsdegeneve.ch.

 

Louise Kasser Genecand, vice-présidente de l'ATE-Genève

 

 

Extrait du texte – section 8 (Mobilité)

Art. 190 - Principes

1 L’Etat élabore une politique globale de la mobilité en coordonnant les politiques de l’aménagement, de l’énergie, de la protection de l’environnement et de la circulation.
2 Il facilite les déplacements en visant la complémentarité, la sécurité et la fluidité des divers moyens de transport publics et privés.
3 Il garantit la liberté individuelle du choix du mode de transport.
4 Il encourage la mobilité douce.

Art. 191 Transports publics

1 L'Etat développe le réseau des transports publics et l'offre au niveau de l'agglomération.
2 Il favorise l'utilisation des transports publics respectueux de l'environnement.
3 Il veille à ce qu'ils soient accessibles à l’ensemble de la population et couvrent ses besoins prépondérants.
4 Un établissement autonome de droit public gère les transports publics.

Art. 192 Infrastructures

1 Le canton planifie à long terme et réalise les infrastructures nécessaires au développement de l’agglomération.
2 La conception et la réalisation des voies de communication, des infrastructures de transport public et de mobilité douce accompagnent les projets de constructions dédiés au logement, à l’emploi, au commerce et aux loisirs.
3 L’Etat peut conclure des partenariats avec le secteur privé.

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Commentaires

Mobilité douce: les paroles sont dans les textes, pas dans la réalité!

La police a noté aujourd'hui la déclaration/plainte pour ce 3e vol de VTT en 2 ans, sur parking 2-roues en plein centre ville, en plein jour, solidement cadenassé à barre avec des Abus bordo, seul truc restant sur la chaussée (à savoir: le voleur averti sait entrer un code 1xxx pour ouvrir ces cadenas),
police précisant que leurs effectifs supplémentaires, en centre-ville et ailleurs, étaient et resteraient occupés à d'autres objectifs que des voleurs de vélos.

Mobilité "douce" pour les voleurs, de plus en plus dure pour les usagers, pour qui l'aggravation de l'insécurité et la violence quotidiennes des faits se durcissent.

Écrit par : Pierre à feu | 09/10/2012

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