08/12/2016

Pas de nouvelle pénétrante routière sans mesures d’accompagnement

Le 15 septembre dernier, l'ATE, les associations « RADAR », « Pour une mobilité Responsable » et des habitants du Grand Saconnex ont déposé un recours contre l'autorisation de construire de la route des Nations. Les recourants estiment en effet qu'en l'état, le projet n'est pas conforme à l'Ordonnance sur la protection contre le bruit et l'Ordonnance sur la protection de l'air.

 


La route des Nations serait un nouveau tracé reliant la sortie de l'autoroute au quartier des organisations internationales, en grande partie en tunnel. Le but selon l’Etat est avant tout de diminuer la circulation traversant la commune du Grand-Saconnex. Elle est destinée uniquement aux transports individuels motorisés et serait interdite aux piétons et cyclistes.

Construire une nouvelle route en milieu urbain doit répondre à des exigences pointues garantissant que la qualité de l'air, les normes de protection contre le bruit, la sécurité et le confort des riverains soient préservés. Or, nous considérons que ce n'est pas le cas de ce projet à ce stade. Toute nouvelle route générant du trafic supplémentaire, ce dernier doit être compensé avec les nuisances occasionnées en agissant dans tout le secteur concerné. L'étude d'impact environnemental de ce projet prévoit que le volume global de trafic ne doit pas augmenter. Pour garantir cela, elle mentionne des mesures d'accompagnement : tramway sur la route de Ferney, fermeture de rues de quartier au trafic de transit, mesures de ralentissement du trafic, etc.

Or, l'autorisation de construire concernée ne comprend pas ces mesures d'accompagnement. Celles-ci – et en premier lieu le tramway du Grand-Saconnex – devraient être réalisées après l'ouverture de la route. Sans garantie formelle de mesures d’accompagnement, les promesses que le trafic et les nuisances associées n’augmenteront pas pourraient bien rester sans lendemain. La route des Nations offre également un accès direct au centre-ville (via la place des Nations) et à la rive droite via le U-lacustre et le Pont du Mont-Blanc. La crainte des recourants est que sans mesures d'accompagnement, l’augmentation du trafic motorisé soit importante dans le secteur.

Pour construire cette nouvelle route en respectant les engagements du projet et pour éviter de péjorer encore tant la situation catastrophique du trafic que la pollution de l'air et du bruit à Genève, il faut modifier le projet en y incluant les mesures de compensation (le tramway en particulier) et en les mettant en oeuvre de manière simultanée. C'est ce que demandent les recourants.

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