19/01/2017

Le comité genevois NON au FORTA dénonce une propagande qui manipule le débat démocratique

Hier, la Tribune de Genève, ainsi que le 24 Heures ont fait paraître un supplément de 8 pages au sujet de FORTA, objet soumis au verdict populaire le 12 février. Avec la mention « Supplément réalisé en collaboration avec les cantons de Genève et de Vaud » mais aucune indication de son caractère publicitaire, ce supplément est un outil de propagande sur un sujet de votation populaire et pose des questions préoccupantes sur la transparence du débat démocratique et l'indépendance des médias.

 


Plusieurs dizaines de milliers de francs, c’est sans doute ce qui a été investi par l’Etat pour cette opération de grande ampleur, en collaboration avec des médias de la presse écrite de premier plan. Un montant puisé dans les impôts des contribuables. Nous demandons donc à l'Etat de publier le coût de cette opération.

Des interventions vont être faites en ce sens au Grand Conseil : quid de l'indépendance des médias, de la transparence de l'information et du financement des campagnes de votation ?

Ce qui choque le plus, c'est que le dossier ne mentionne pas l’existence de la moindre opposition au FORTA, alors que les conférences de presse des opposants ont eu lieu quelques jours auparavant, que les opposants sont connus et participent au débat. N’est-ce pas le rôle des autorités politiques d’assurer la tenue d’un débat sain et démocratique, en donnant la parole à chacun ?

Le fait d'ignorer complètement les oppositions et d’occulter ainsi le débat, essentiel pour la bonne marche de toute démocratie, s’apparente à de la manipulation, que le comité unitaire dénonce.

Quant aux médias, censés être indépendants, nous considérons - dans le cadre des campagnes de votations où les moyens financiers sont déjà très déséquilibrés entre les camps – qu'ils doient jouer leur rôle démocratique d’information en donnant la parole aux deux parties le plus équitablement possible, et non en relayant unilatéralement la parole des uns ou des autres, qui plus est sous forme de « cahiers spéciaux » avec l’appui des autorités, se faisant la simple courroie de transmission des positions « officielles » des pouvoirs publics.

C’est pourquoi nous demandons aux autorités genevoises et vaudoises qu’elles accordent aux opposants au FORTA le même supplément, afin d’exposer les multiples raisons de s’opposer à ce paquet ficelé inacceptable qui, en pleine crise écologique, va siphonner plus de 650 millions dans la caisse fédérale pour construire toujours davantage de routes et d’autoroutes, dans un pays où le réseau autoroutier est déjà l’un des plus denses de tout le continent.

15:57 Publié dans Mobilité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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