07/03/2017

L’ATE partage les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la politique de mobilité douce de l’État de Genève

L’ATE se réjouit des conclusions du rapport qui rejoignent ses revendications.


Suite à l’acceptation par le peuple de l’Initiative pour la mobilité douce en 2011, puis en 2016, le plébiscite de la Loi pour une mobilité cohérente et équilibrée en 2016 (qui prévoit la priorité à la mobilité douce dans l’hyper-centre et aux transports publics dans les centres urbains), il serait grand temps que la volonté populaire soit davantage prise en compte !

« Le bilan quantitatif en termes d’aménagements cyclables est plutôt bon, mais pour l’ATE, c’est la qualité qui prime ! » rappelle Thomas Wenger, Président. Supprimer les points noirs en termes de sécurité et améliorer le confort des usagers (autant piétons que cyclistes) est une condition pour le développement de la mobilité douce, dont le potentiel est très important à Genève. Ce développement est dans l’intérêt de tous, car davantage de monde à vélo et à pied, signifie moins de véhicules sur les routes et donc une amélioration de la circulation autant que de la qualité de vie.

Pourtant, nous en sommes encore loin et plusieurs actions de l’État vont à contre-sens de ces objectifs :
- Le crédit de programme de la Direction du Génie civil à été raboté de moitié (de 30 mios à 15) en faveur des aménagements cyclables.
- Seuls 52% des aménagements prévus dans le cadre de la Loi sur la mobilité douce ont été réalisés et surtout, les tronçons dangereux sont délaissés (par exemple la rue des Deux-ponts). La priorité est encore trop souvent accordée au transport motorisé individuel, même au centre-ville. Exemple : « l’onde verte » de la Route de Malagnou favorise le trafic privé au détriment de la piste cyclable et de la traversée des piétons.

En novembre 2016, le Canton a fait voter un crédit de 8 millions pour des aménagements de mobilité douce, adopté par le Grand Conseil. C’est un signe positif, mais selon la Cour des comptes, il manque 100 millions pour atteindre les objectifs prévus.

L'ATE attend que le Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) et son ministre de tutelle, Luc Barthassat, respectent la volonté populaire et appliquent la Loi sur la Mobilité douce et la Loi pour une mobilité cohérence et équilibrée, en réalisant rapidement les aménagements cyclables et piétons qui permettront à ceux qui le souhaitent de se déplacer à pied et à vélo de manière sure et efficace, apportant un gain de qualité de vie pour tous. Le bilan du Conseiller d’État est encore maigre en la matière.

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