15/08/2017

Traversée du lac – des millions jetés par dessus bord...et ce n’est qu’un début

Le 27 juillet dernier, le Conseil d’Etat genevois a adopté une première tranche d’un crédit global de 24,6 millions d’études d’avant-projet de la traversée du lac.

Opposées à ce projet titanesque et dont l’utilité n’a pas encore pu être démontrée, l’ATE, actif-trafiC et ProVélo ont dénoncé lors d’une conférence de presse le 8 août dernier, une pratique antidémocratique du Conseil d’État.

 

 


Le « saucissonnage » du crédit en tranches de 6 millions limite les possibilités de débat démocratique en rendant très difficile le lancement d’un référendum. Or, si les Genevois ont voté Oui sur le sujet le 5 juin 2016, le vote portait uniquement sur un principe, sans chiffres, ni projet concret.

Ce nouveau crédit d’étude global de plus de 24 millions s’ajoute aux millions déjà dépensés pour des études qui n’ont pour l’heure pas réussi à démontrer l’utilité de ce projet ! La faisabilité est discutable sur le plan géologique : terrains meubles sur une grande profondeur, munitions immergées, pente abrupte ; et les risques de dépassement budgétaire énormes. Sur le plan de la mobilité, l’utilité est loin d’être démontrée, tandis que celui de l’environnement et du paysage, l’impact ne peut être que négatif rien que du point de vue de l’ampleur et de la durée des travaux.

Ce projet est mené au pas de charge par le Conseil d’État alors que 6 ans après son entrée dans la loi, l’initiative « pour la mobilité douce » n’est toujours pas appliquée. Le Grand Conseil vient seulement de débloquer il y a quelques mois 8 millions pour débuter sa mise en œuvre. De plus, on notera que c’est le même Conseil d’État qui a invoqué ce printemps des motifs financiers pour baisser les prestations TPG suite au vote populaire refusant la hausse des tarifs.

Face à cette vision d’un autre temps, nos associations examinent actuellement toutes les options pour s’opposer par voie démocratique à l’adoption de ces crédits. L’information à la population et le droit démocratique de se prononcer sur les aspects concrets d’un projet d’une telle envergure doit absolument être assuré !

09:59 Publié dans Mobilité, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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